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Lycée International Montessori (de la maternelle à la Terminale)
Compte rendu de l’expédition à Caen
Evènement
Tandis que quelques éléments de la Résistance intérieure restaient dans l’établissement afin d’y commettre des sabotages, le gros des troupes montessoriennes de la troisième division a pris la route de la Normandie qu’il fallait libérer dans les plus brefs délais. Alors que l’aube pointait, elle s’est embarquée dans le bus. Vers midi, le soleil, comme à Austerlitz, ayant percé la couche de nuages, les troupes se sont dispersées sur une plage proche d’Arromanches afin d’y déguster les rations préparées lors de la veillée d’armes. Deux héros dissimulés dans des shorts à fleur n’ont pas hésité à donner de leur personne pour plonger, sans doute à la recherche de mines sous-marines déposées par l’ennemi. A 14h, conformément au plan, nous retrouvions, devant le Mémorial, où une guide répondant au nom de code « Maud », nous attendait. Nous avons alors visité 5 heures durant certains des hauts lieux du débarquement : le port artificiel d’Arromanches, où restent encore de gigantesques blocs de béton destinés à former une rade de mer calme, conçus en Angleterre, tractés dès le 7 juin et coulés à proximité des côtes. La plage d’Omaha, où tant de soldats sont tombés, la pointe du Hoc, où, dans un sol semé de trous d’obus subsistent des canons et surtout le cimetière américain de Colleville où l’alignement des 9387 croix blanches a beaucoup frappé les élèves, donnant une idée plus juste du sacrifice qu’a entraîné le débarquement. Notre guide en a profité pour nous faire un résumé des grands évènements de la Seconde guerre mondiale ». Le soir, nous avons été logés dans un joli bâtiment au milieu d’un pré où coule une rivière. La veillée fut tout sauf funèbre. Après un repas où le miracle de la multiplication des brochettes a permis à chacun d’être largement rassasié, une grande partie de ballon mêlant le foot, le rugby et la pétanque a duré jusqu’à la nuit. Quelques accords de guitare plus tard, certains se sont endormis tandis que d’autres menaient du fond de leur chambre des conciliabules auxquels la sécurité nationale n’a pus avoir accès.
Toujours est-il que le réveil du jeudi n’a entamé l’humeur de personne et c’est gaiement que nous avons cheminé de nouveau vers le Mémorial. Il est rare de voir un musée aussi bien pensé sur le plan architectural, alliant la symbolique (étroitesse de l’entrée, présentant la percée des alliés dans le mur de l’Atlantique, descente en spirale de l’exposition présentant l’engrenage vers la guerre….), et le pédagogique. En effet, on y évite la redondance et l’ennui : par un choix judicieux des documents présentés, et par la variété des supports (allant de l’affiche à l’avion de chasse en passant par les tanks et les images cinématographiques). Si la partie portant sur la Guerre froide est un peu décevante, les relations internationales dans les années Trente, les causes du Second conflit mondial et la guerre elle-même sont présentés de façon limpide. En début d’après midi, nous avons participé à un atelier portant sur « Vivre et survivre sous l’occupation ». Une animatrice a mis les élèves par groupes de trois, en situation, sur des thèmes complémentaires : le rationnement, les enfants, la déportation, la défense passive, la propagande de Vichy….Chaque groupe disposait sur sa table d’objets réels, historiques (chaussures d’enfants à semelle de bois, masques à gaz, abécédaires à la gloire du Maréchal Pétain, jeu de l’Oie du régime de Vichy (« Vous faites la grève, reculez de trois cases »…), mais aussi étoiles juives, journaux de la Résistance…).Après un temps d’étude, chaque groupe exposait ses conclusions. Tous les participants se sont investis en totalité et nous avons eu la joie d’entendre s’exprimer certains qui ont l’habitude d’être très discrets. Le retour en bus a été calme et le camp de base fut regagné vers 18 heures.
Rédigé par le Mercredi 6 Mai 2009 à 15:57
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